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jeudi, août 30, 2007

Expulsion, expulsion, c'est vite dit

Une suspension momentanée de la connexion libertalienne et je découvre ce texte sur Indymedia :

Expulsion d'un squat.

Fête de soutien au squat Libertallia pour le premier et deux septembre. - Le squat du Libertallia est en instance d'expulsion pour les semaines à venir. On organise une fête de soutien ce week end pour la vie et la pérénnité du squat afin de financer l'avocat pour l'appel. Venez nombreux car sarko en ce moment met les bouchées doubles et pas seulement au niveau des squats. Autres exemples. L'inflation qui se pointe sur les matieres premieres ; lait, pain etc, plus un krash bousier en perspective, youpy ! Il y a l'école aussi et j'en passe des meilleur sur la TVA et les taux d'intérêts de la BCE (cf. Trichet). Alors au moins remuez-vous pour le squat ce week end du 1 et 2 septembre. L'enjeu est important, il y a des familles étrangères qui y résident. Salut.
christian.
Merci Christian. Bon ok, c'est noté, 13 h. dans l'agenda. Bon, financer l'avocat pour l'appel, là n'est pas tant la question, déjà c'est un peu tard et, d'accord, en civil si tu n'allonges pas tu n'existes pas (et encore, entendu au sortir du tribunal: « pas la peine aux patrons d'acheter les juges, ils sont payés tous les mois »), là c'est déjà se payer un avoué, drôle d'individu investi d'une charge moyennâgeuse, un auxilliaire de justice comme ils disent, qu'il faudrait pour faire appel dans les règles (mais, les règles, quand on voit ceux qu'eux-mêmes en font) et pour quoi?... Bon, nul n'est censé ignorer la loi, mais même les meilleurs s'y perdent. S'il faut cependant entrer dans tous les détails des procédures et négociations actuelles, qu'il y en a que cela intéresse, je pourrai prendre le temps, après.

Samedi, on est là pour faire la fête. Se rencontrer aussi, parler de choses sérieuses même... C'est la rentrée. Nous avions prévu de commencer pas mal d'activités et de toute façon, l'aventure continue.

Au menu

Bon, donc à 13 heures samedi, enfin 13h., pour ceux qui veulent prêter la main par exemple - la veille au soir même (ven. 31 août) pour les répétitions de musiciens (19h. entrée libre) et les premières discussions, - sinon samedi, dans l'après midi, table de presses militantes, buvettes, expositions et ateliers, scènes ouvertes. A partir de 19h. : Projections (Guantanamo et autres...) + Concert avec Jah Prince, Chekiss, Jack, Social Trash Cash, Euroshima... + 22h. Sound system.

Dimanche, on verra.

Quant aux familles, il y aurait même des Français dans le lot, si, si. Mais bon, on prendra le temps de mieux s'expliquer. Samedi déjà. Et Christian et les autres, encore merci et au plaisir de faire plus ample connaissance.

A+
JM contact: collectif-libertalia@no-log.org / 06 14 58 04 92

mardi, août 28, 2007

Réunion ouverte à LIBERTALIA

Mercredi 29 à 18 h. à LIBERTALIA

En préparation festival résistance, ven. sam. dim. 1-3 sept. 2007 Une bataille de perdue, mais pas la guerre. A la suite de la réunion de samedi dernier, nous avons décidé de ne pas baisser les bras et tout en poursuivant les procédures, nous ouvrons nos portes ce week end pour un mini festival en cours de programmation à partir de vendredi soir.

En soutien au lieu, mais aussi aux autres luttes contre les maux de l'époque, de la traque aux sans papiers à la question des enfants arrachés à leurs parents par la DDASS, de l'assassinat du jeune Lamine Dieng à la discrimination et à la ségrégation en général, du néo-apartheid aux impasses politiques, sociales et environnementales de la politiques actuelle, contre la domination en général, pour, face à toutes les injustices qui nous touchent, aux politiques aveugles qui nous menacent, nous et notre avenir, continuer à lutter et inventer.

Projections, débats, concerts de reggae, de world, et de rock


Avec Jah Prince & the prophets, Rasco Family, Chekiss, Jack, Karol... + Guests, apparitions, scènes ouvertes & Sound System

Toutes propositions et participations sont bienvenues.

Réunion ouverte mercredi 29 à partir de 18h. A+

vendredi, août 24, 2007

C'est bien la rentrée

Tous ne chôment pas en août et nous venons de recevoir le résultat du délibéré de la juge, suite à une assignation le 3 juillet, qui ordonne l'expulsion des personnes et des associations présentes à Libertalia. Rien de bien surprenant, au vu de notre situation juridique, du contexte politique actuel et de la manière dont s'était déroulée l'audience, mais la décision prise le 7 août et qui nous est parvenue mardi 21, est assortie de la suppression de tous les délais, ce qui est plus préoccupant. Notre espoir était de disposer déjà d'un peu de temps à la rentrée pour nous faire entendre, la juge n'ayant pas voulu prendre en compte les personnes qui habitaient réellement le lieu, dont une famille avec plusieurs enfants à qui n'est pas plus proposée de solution de relogement qu'aux autres. La période n'est guère propice aux démarches, les services de la mairie qui jusqu’à présent n’ont pas daigné s’assurer du sort de cette femme et de ses trois enfants scolarisés, rechignant à reconnaître leur domiciliation dans la commune du fait de la nature juridique du lieu, leur répond maintenant d’attendre la rentrée, alors que selon les termes du commandement de l’huissier nous aurions déjà dû quitter les lieux hier... Une expulsion les renverrait à la précarité qu’ils ont connue pendant plusieurs mois, avant que l’église ne leur conseille de s’adresser aux étranges occupants de l’immeuble d’en-face. « On ne sait pas s’ils ont l’eau et l’électricité, mais vous verrez bien ce qu’ils peuvent vous proposer. » Pas le plus grand confort certes mais voilà qui permet déjà d’échapper à l’urgence du 115, à l’errance d’hôtels en hôtels, aux nuits passées dans les bus (merci la RATP) etc. Depuis d’autres les ont rejoints mais l’avocat de la partie adverse ne se montre disposé à nous accorder que quelques délais, à préciser... Il ne nous sera malheureusement peut-être pas possible d’organiser et d'accueillir à la rentrée toutes les activités prévues mais nous vous invitons à une réunion d'information et de concertation samedi 25 à 19h. au 89 av. de la République, Bagnolet, 93.

jeudi, août 16, 2007

La rentrée à LIBERTALIA

samedi 18 août 2007

Avec un peu d'avance, mais bon le temps est déjà à octobre et d'autres ne chôment pas. Pour se rencontrer, états des lieux, états des liens et des luttes, projections + débats avec les collectifs de sans-papier de Montreuil, 93 & autres + buvette associative. Soirée scènes ouvertes + concerts et sons pure roots.

à partir de 16 h.

Expositions et ateliers arts plastique BAMAR & Co, avec Henri LE BARS, Claire JAURAND et autres.

Buvette et restauration

19h. Projections, scènes ouvertes & débats

avec le Comité des Sans-Papiers Montreuil, 93

Sankara, l'Homme intègre
de Robin SHUFFIELD

L'homme intègre, c'est Thomas Sankara, président du Burkina Faso de 1983 à 1987. Un homme hors du commun qui a tenté de bousculer pendant son mandat les idées reçues sur l'Afrique et les Africains. Ce film documentaire retrace les quatre années de pouvoir de ce chef d'état étonnant, surnommé le Che africain, et connu de tous sur le continent pour ses idées novatrices, son franc-parler teinté d'humour ravageur, sa fougue et son altruisme. À travers de nombreuses images d'archives, les témoignages de collaborateurs et d'hommes politiques de l'époque, ce film dresse le portrait de Thomas Sankara, jeune chef d'état assassiné pour avoir été trop vite et trop loin dans sa volonté de changement, tant au Burkina que sur le plan international. + programmation de courts-métrages.

21h. Reggae live, sons et rythmes du monde

avec JAH PRINCE & THE PROPHETS, CHECKISS, JO, JUMPING JACK FLASH & autres...


LIBERTALIA, 89, av. de la République, Bagnolet. Par la route entre la porte de Bagnolet et Montreuil-Croix de Chaveau, métro Robespierre ou Galliéni, bus (102) et noctambus devant le lieu (N16...), arrêt République-Robespierre.

mardi, juillet 24, 2007

Portes ouvertes à LIBERTALIA #2

Le 28 juillet

En soutien au collectif.

LIBERTALIA, 89 av. de la République, Bagnolet, 93


Le Collectif Libertalia installé dans un ancien bâtiment abandonné de Bagnolet, proche de la porte de Paris réunit associations et personnes en manque de locaux ou de logement. Ce vaste espace d'anciens bureaux, de hangars, la grande cour et le préau, hier livré à tout vent a retrouvé vie, artistes et artisans y créent et y exposent, s'y produisent, chaque jour de plus en plus de personnes s'y rencontrent, des associations s'y réunissent, nous avons organisé concerts et expositions, proposons activités et soutiens par l'accès à l'informatique, l'apprentissage du français, l'initiation aux techniques d'artisanat, la simple participation à la vie du lieu, l'hébergement d'urgence. Aujourd'hui un litige nous oppose à une obscure SCI qui se prétend propriétaire du lieu si longtemps délaissé et nous organisons une journée portes ouvertes de soutien à laquelle vous êtes tous conviés.



à partir de 16 h.

Concerts

L'Atelier - BAYE FALL TIME - Jumping Jack Flash
Invités surprises et scènes ouvertes électro-acoustiques
Bars associatifs

Repas (Mafé bœuf et végétarien)


Expositions Ateliers et artistes du lieu et d'ailleurs

La Peinture en musique


contacts : collectif-libertalia@no-log.org / JM : 06 14 58 04 92

plan

Collectif LIBERTALIA . - LA DEBROUILLE & CIE : récupération et artisanat, commerce équitable ; HARISSA SAUCE BLANCHE, échanges culturels, formations linguistiques, diffusions des savoirs ; Association TALACATAK : animation, musique traditionnelle et cuisine brésiliennes ; UTOPIA 93 : échanges interculturels et multi-événementiels ; Atelier SALAMATANE : création et réparation de percussions ; L'ATELIER BAMAKO . .

LIBERTALIA, 89, av. de la République, Bagnolet, par la route entre la porte de Bagnolet et Montreuil-Croix de Chaveau, métro Robespierre ou Galliéni, bus 102 , noctambus N16 ou 318, arrêt République-Robespierre.


Précédentes manifestations : Journées portes ouvertes - 18, 19, 20 mai - Libertalia - Soirée pour la libération de Paco et Damien, 16 juin - Festival de soutien CASA à LIBERTALIA, 13 et 14 juillet ...

Quelques détails et explications : Depuis notre installation, la société civile immobilière Marie nous envoie régulièrement divers représentants plus ou moins menaçants, quand ce ne sont pas des vigiles, chiens et pelleteuses tout en nous assignant en justice pour que nous quittions des lieux vacants depuis des lustres et soit-disant promis à une future démolition. Lors de l'audience en référé du 3 juillet, la juge de Pantin a refusé de nous considérer comme représentants du collectif et nous a renvoyés aux bancs du public, avant de s'entendre seule à seule avec la partie adverse qui demande l'expulsion sans considération de la situation et du devenir des associations et des personnes hébergées. Le jugement mis en délibéré devrait nous parvenir (où ?) ves la fin aoùt. Nous avons décidé de continuer à nous battre et les bénéfices et dons de cette journée sont destinés à nous aider à payer en particulier les inévitables frais de procédures.

Rosalie

jeudi, mars 30, 2006

De Villepin dans la panade, Sarko à la parade

Nous étions avertis : Sarko l'avait annoncé, et Libération l'avait relayé : « il faut rentrer à l'intérieur des cortèges pour aller chercher ceux qu'on doit aller chercher ».

L'article de samedi consécré aux prépartifs policiers : « Accusée de laisser-faire, la police cherche une riposte », nous montrait Sarko, en personne, se préparant à nous organiser un de ces moments inoubliables qui vous font une carrière et le torchon de July avait du mal à se retenir d'applaudir.

Avec l'arrivée providentielle des premières bandes de « ouaich » ou les « z'y-va » selon la subtile sémantique de nos journalistes de gôche, voilà enfin qu'allait être faite la distinction tant attendue entre le bon manifestant et le méchant casseur.

Les syndicats protestaient mollement mais ils ont trouvé la parade naturelle : collaborer... Et Libé de les en féliciter.

J'ai été surpris que personne n'ait encore signalé ce vibrant éloge de la flicaille syndicale et des keufs de Sarko : « Syndicats et policiers font ordre commun ». C'est peut-être trop gros pour réaliser.

Au fil de la manif, cette collaboration assumée a permis de « limiter les dégats » ? Pas pour les « lascars » déjà qui « morflent sérieusement » à la jubilation visible du journaleux maison (Didier Hassoux) : «  Le service d'ordre de la CGT du Livre finit le boulot en allant livrer les fauteurs de trouble aux gendarmes mobiles » etc. etc. avec pour preuve à l'appui dans la version papier une belle photo en plongée, sur une collègue caméraman en train de se faire tirer son matos...

Libé roule pour Sarko, ou plutôt ils se pissent dessus ? Ayant passé pas mal de temps à Répu, j'ai bien vu les meutes de civils sillonner la foule mais je n'ai pas assisté à la brillante participation des amis de Bardet. Un détail a échappé à Libé : dans leur brillante stratégie, les complices des keufs, ont quand même dû leur laissé la place où devait arriver la manif...

Dispersion de la manif : tout le monde à droite

Dès 18 heures des cordons de CRS commençaient à l'issue de charges plus ou moins houleuses à travers la place à se rapprocher dangereusement du débouché du boulevard du Temple d'où se déversait le cortège. Un moment bloqué, les syndicats qui arrivaient était vite priés de ne pas s'attarder sur la place, et de tourner l'angle, direction le boulevard Voltaire.

La MJS n'a pas encore senti les gaz lacrymo mais il ne fallait pas s'attarder.

Les mégaphones relayaient le mot d'ordre : « tout le monde tourne à droite. » Et surtout ne regardez pas ce qui se passe à gauche. A gauche, sur la place ? La foule de ceux qui n'avaient pas envie de rentrer si tôt à la maison, voir à la télé comment, combien on avait bien manifesté était livré à d'hallucinantes manoeuvre des keufs à la parade...

vendredi, octobre 14, 2005

Sonacotra : mises à jour

Des nouvelles de la Fontaine au Roi :

Conflits du foyers Sonacotra


Les foyers de travailleurs migrants sont en ce moment touchés par la politique du gouvernement et notamment celle de Nicolas Sarkozy. Tôt le matin, à 3 reprises, le 2 juin, le 19 septembre et le 30 septembre des forces de l’ordre sont venus dans le foyer SONACOTRA de la Fontaine au Roi.

Pour le 19 septembre, la police est venue et n’a pu entré dans le foyer car des résidants se sont opposés à leurs arrivées. De plus le responsable de la SONACOTRA ainsi que l’huissier qui l’accompagné sont repartis précipitamment.

Et donc ils sont revenus avec des moyens beaucoup plus important pour effectuer leur contrôle. Plus de 400 CRS ont bouclé le quartier avec leurs habitants qui n’ont pu aller travailler avant 8 H du matin tout comme les résidants. Ils ont bloqué tous les couloirs pour que personnes ne puissent se regrouper et ont même gazé les couloirs ainsi que frapper au minimum un résidant (âgé) et en ont embarqué un autre parce qu’il aurait frappé sur une voiture de police. Les résidants musulmans n’ont pu faire la première prière du matin.

La SONACOTRA a déjà mis en assignations en justice, au 4 novembre, 21 résidents contrôlés lors de l’intervention d’huissiers et de forces de police du 2 juin dernier et la dernière fois c’était 27 autres résidants qui ont été visité et certainement mis en examen pour ayant héberger un membre de sa famille.

...

IsolentE
le 7/10/2005 à 07h16
source et suite :
http://paris.indymedia.org/article.php3?id_article=43510



Voir aussi « La “résidence” Sonacotra de la Fontaine au Roi : un foyer au vrai sens du terme » sur Place publique qui dressait un tableau un peu idéal du foyer un an avant que les événements ne mettent à jours certaines réalités plus sordides et le commentaire « LE FOYER AU VRAI SENS DU TERME » qui corrige un peu le tir...

A noter : aucun titre de la presse papier ne s’intéresse à ces histoires ni au fait que ce soit la Sonacotra qui était censée contruire des baraquements pour les expulsés, ni qu’ils soient de plus en plus fait appel à elle pour pallier en castatrophe aux situations d’urgence souvent largement prévoyables sinon programmées.

L’hiver dernier, le gouvernement s’aperçoit à l’entrée de l’hiver qu’il n’y aura pas assez de place pour héberger les SDF, suite à la fermeture d’un bâtiment prêté par l’armée, le Fort de l’Est à Saint-Denis désaffecté en cours d’année sans que le gouvernement ne soit préoccupé de quoi que ce soit avant les premiers froids.

Quand est décidé la réhabilitation d’un immeuble public dans un temps record pour éviter le désagréable spectacle de SDF mourrant de froid, il est fait appel à la Sonacotra. Et loin de blamer l’incurie des autorités, c’est encore l’occasion d’être fier de montrer ses compétences : « Commencent alors pour la Sonacotra et les entreprises mobilisées dans l’urgence deux semaines de travaux afin de mettre le bâtiment aux normes pour assurer un accueil de nuit. »

Tout cela sur leur site officiel, Ouverture d’un centre d’accueil hivernal à Paris. C’est encore un bâtiment militaire qui est recyclé, particulièrement bien choisi cette fois : « une ancienne boulangerie militaire reconvertie en centre d’accueil de nuit ».

L’équipement sera géreé par Bleu-Nuit, une association créée en 1993 par la... Sonacotra ! et domiciliée sur place (BLEU NUIT (Sonacotra) - Siège : 42, rue Cambronne - 75750 Paris. tél. 01 40 61 42 26). Comme on dit on n’est jamais mieux servi que par soi-même

Sinon ils travaillent aussi avec la Fondation Abbé Pierre. En 2001, La Fondation Abbé Pierre et la Sonacotra organisent une Conférence de presse: « La fondation Abbé Pierre et la Sonacotra partenaires pour fournir des mobil-homes aux sans-logis ».

Et c’est Bouygues avec qui la Sonacotra entretient des « relations privilégiées » (toujours sur leur site) qui se chargent des travaux.

Le logement social a de beau jours devant lui...

mercredi, octobre 12, 2005

Le Foyer au vrai sens du terme

En réponse au reportage « La “résidence” Sonacotra de la Fontaine au Roi : un foyer au vrai sens du terme », par Usha F. Matisson, sur Place publique

Avec Internet les articles restent plus longtemps disponibles que dans la presse écrite que l’on peine à archiver, et parfois c’est terrible. Depuis l’écriture de ce reportage qui nous dresse un tableau encore paisible de la « résidence » Sonacotra de la Fontaine au roi, ce « foyer au vrai sens du terme » défraye quelque peu la chronique. A la suite d’une première opération de contrôle début juin 2005, il subit régulièrement la pression de son gestionnaire soutenu par des visites de police de plus en plus impressionnantes. Le prétexte est de lutter contre les surrocupations mais aussi il s’agit de répondre aux consignes d’interpellation des clandestins donnés par le ministère à ses représentants et aux forces de l’ordre. Une fois les visites avec huissiers demandées par la Sonacotra, ceux-ci s’adresse à leur tour aux autorités pour être accompagné par la police et le préfet en profite pour diligenter une inspection. Le scénario est bien rodé et les contrôles se succèdent, les assignations aussi mais ces intrusions dans les parties collectives et privatives se heurtent aussi à l’opposition des résidants et à chaque fois les forces de l’ordre dépéchées sur place sont plus nombreuses.

Le échos assourdis de ce conflit ne dépassent pas le quartier ou les milieux militants et associatifs mais le scandale s’étend. Les Verts ont appuyé une pétition des résidents en Juillet suite au premier contrôle. Il appelaient avec d’autres association et partis politiques a eu une manifestation. Ce n’est pas anodins quand on connaît les responasbilités qu’ils ont dans la gestion du logement à la Mairie de Paris, engagement qui leur vaut quelques tiraillement avec les socialistes qui dominent la majorité actuelle. Plusieurs lettres ouvertes adressés aux responsables de la Sonacotra signé d’un comité de soutien au coordinations de résidents regroupant beaucoup d’associations sociales ou de groupes politiques, et soutenu par une pétition de riverains a été diffusé sur Internet. Sans d’autre réponse, bien sûr.

Intéressant un vœu a été adopté à l’unanimité au Conseil d’arrondissement du XIe arrondissement le 4 juillet 2005, en séance publique, salle des Mariages de la Mairie. La retranscription des débats est édifiante et disponible sur Internet : http://www.mairie11.paris.fr/mairie11/download/Seance_du_2005.07.04__4_juillet_2005.doc

Grâce aux nouvelles technologie et aux moyens mis en œuvre par la Mairie du XIe, à défaut d’assiter au séances (publiques), chacun a maintenant (à condition toutefois de disposer d’un ordianteur) de savoir ce qui s’y dit et nous devrions plus nous intéresser à ces nouveaux outils à notre disposition qui me paraissent un grand atout pour renouer avec une meilleure démocratie locale.

Intéressant car ce sont des élus d’arrondissements et du Conseil de Paris qui décrivent la réalité de l’insalubrité et les carences de la Sonacotra. Le rapporteur, M. Daguenet, Conseiller délégué chargé des Nouvelles Technologies dresse un sombre bilan :

« Ce foyer de la Fontaine-au-Roi est pour le moins dans un sale état. Les portes et fenêtres ne ferment plus ; dès qu’il pleut, l’eau tombe dans certaines parties communes ; il n’y pas de salle d’eau ni de WC dans les chambres. Il est urgent là aussi que la SONACOTRA prenne des engagements précis et rapides pour la réhabilitation de ce bâtiment et ce, en concertation avec les résidents et leur comité. Les résidents ont besoin de notre soutien c’est pourquoi je vous demande d’approuver ce vœu. »

Une conseillère Mme Bourcart n’hésite pas à parler de « solutions coup de poing » tout en rappelant :

« dans un premier temps, nous avons d’abord travaillé sur les cinq foyers appartenant à la Ville. Ces foyers étaient en grève de loyer depuis vingt ans du fait de leur état de délabrement. »

Remarquons ’est à cette occasion que Monsieur Georges SARRE, maire du XIème arrondissement de Paris. a appris que la ville allait de plus en plus être appelé à prendre en charge le finacement et la gestion de ces établissements avec la Sonacotra (bon courage !).

« M. le Maire : Si la Ville de Paris, et vous me l’apprenez, a pris en charge la réhabilitation de tous les foyers SONACOTRA, c’est une avancée politique et sociale remarquable. »

Ce vœu est le suivant :

« - Que le Maire de Paris, intervienne auprès de la SONACOTRA et de l’Etat, pour exprimer sa préoccupation face à l’engagement d’une procédure contentieuse, alors qu’une négociation était engagée avec le comité des résidents, et pour demander qu’une solution à l’amiable soit trouvée au problème posé par la sur-occupation des chambres du foyer.

« - Que le Maire de Paris intervienne auprès de la SONACOTRA pour que de nouvelles solutions d’hébergement soient dégagées et pour obtenir que soit élaboré dans les plus brefs délais, un programme de réhabilitation du bâtiment en concertation avec les résidents. »

Il n’aura pas eu beaucoup d’effet comme les événements suivants l’ont montré mais il devrait tous nous amener à être moins indifférent. M. Daguenet avait conclue sur une analyse que les drames survenus deux mois après allait dramatiquement confirmer : « Dans une situation de crise du logement sans précédent depuis la fin de la dernière guerre, cela suppose de faire aujourd’hui du logement social une priorité nationale. »

Les « solutions » ou opération coup de poing comme beaucoup n’hésite pas a les qualifier n’en ont pas cessé pour autant, à la Fontaine au roi ou à ailleurs. Une semaine avant l’expulsion des dix-neuf locataires de l’hôtel de l’Espérance qui a ému les médias, la Sonacotra avait fait procéder avec le préfet à l’expulsion sans guère plus de ménagements de treize résidents d’un foyer de Saint-Denis, cette fois-ci pour avoir constitué un comité non reconnu par la direction, puisque les voix de fait dont ils étaient accusés envers des membres du personnel Sonacotra n’auraient pas été retenu par le tribunal.

Le maire de Saint-Denis, Monsieur Didier Paillard, qui a reçu des membres du comité expulsé et un syndicaliste de la CGL locale a protesté auprès du préfet et il a obtenu de la Sonacotra qu’une table ronde mettant face à face les différents interlocuteurs se tienne la semaine suivante (« 13 personnes expulsées d’un foyer Sonacotra pour "voies de fait" », AFP repris par "Le Monde" : http://www.lemonde.fr/web/depeches/texte/0,14-0,39-25741639,0.html ).

Depuis personne n’a de nouvelles. Il faut dire que les médias ne s’en sont trop préoccupés. Pourtant il fallait que les résidents aient été soumis à des conditions de vie graves pour que treize personnes osent ainsi braver une entreprise que l’on sait fort susceptible. L’AFP rapporte que Mamady Dramé qui fait partie des expulsés qu’ils s’avaient décidé de protester en groupe à la suite des conflits multiples avec la Sonacotra qui « voulait imposer des règles de vie inhumaines : les résidents ne devaient plus recevoir personne, ne pouvaient pas partir plus de quelques semaines, ne pouvaient pas recevoir leurs propres fils sans remettre ses papiers à la direction. »

Une rapide recherche sur Google suffit pour se faire une idée de l’actualité de la Sonacotra. Le voisinage de l’article de place publique, toujours bien référencé avec ceux qui évoque le conflit dont ce foyer est devenu un an après son écriture est frappante (cf. les Verts qui reprennent un tract des résidents du même foyer : « Foyer SONACOTRA, Paris 11ème : une situation indigne qui a trop duré » http://lesvertsparis.org/article.php3 ?id_article=815 )

La grande presse a révélé aussi que c’était cette société que Sarkozy avait confiée la construction de logements d’urgence pour les expulsés. Personne ne s’en est inquiété mis à part quelques associations. Cette société d’économie mixte n’set pourtant plus depuis la signature cette année par M. Borloo, ministre de la cohésion sociale, et deux autres de ses collègues de son nouveau contrat d’objectif avec l’Etat sous tutelle du ministère de l’Intérieur. Mais c’est Sarkozy qui a annoncé cette nouvelle mission que se voyait confié une société à laquelle il est fait de plus en plus appel pour le logement « très social » (foyers, résidences sociales, centre d’hébergement d’urgence pour SDF, campements pour gens du voyages etc.) alors que ses abus sont régulièrement dénoncé par des élus mais aussi jusque par ces partenaires administratifs et le milieu associatif.

Je n’ai nullement envie de lancer une polémique avec « Place public » ou l’auteur. Bien sûr il y aurait à dire sur ce que l’on semble attendre de la formation au reportage. Mais ne jettons pas la pierre à Catherine Baudrouet pour être passé à côté d’une certaine réalité lors de son rapide passage à la Fontaine au roi. Les foyers sont des univers assez fermés qui ne se livrent pas tout de suite et la grande force des Africains qui y résident est de conserver leur dignité en dépit de leurs conditions de vie, de leur situation de précarité, des menaces et atteintes qu’ils subissent.

Malgré l’état pitoyable dans lequel les laisse leur administration les foyers ne sont pas en effet dépourvu de charme. Ce qui aide certainement les résidents à résister.

J’ai découvert celui dont parle l’article, voisin de chez moi à la faveur du passage à Paris d’un mai nigérien qui le premier m’y amena manger. Un euro cinquante le plat, cela vaut le coup. J’y vais encore et j’apprécie la convivialité et les plats africains, la sauce Gombo en particulier. Comme les autres je fais abstraction de la crasse sur les murs jamais repeint, sur les vitres salles etc. Les femmes qui préparent, élégantes dans leur savants ensembles en pagne, prennent trop de soin pour que l’on ait à craindre pour l’hygiène, et de toute façon la cuisine se fait sous nos yeux et nous pouvons nous en assurer plus que dans beaucoup de restaurants parisiens plus huppés...

Elles donnent un bel exemple de ce que peut la solidarité dans ce genre de circonstances.

Je voulais juste compléter cet article en donnant des nouvelles de ce foyer. Pour terminer je cite sans commentaires un article qui relate les derniers événements qu’a connus la Fontaine au roi :

« Les foyers de travailleurs migrants sont en ce moment toucher par la politique du gouvernement et notamment celle de Nicolas SARKOZI.

« Tôt le matin, à 3 reprises, le 2 juin, le 19 septembre et le 30 septembre des forces de l’ordre sont venus dans le foyer SONACOTRA de la Fontaine au Roi.

« Pour le 19 septembre, la police est venue et n’a pu rentrer dans le foyer car des résidants se sont opposés à leurs arrivées. De plus le responsable de la SONACOTRA ainsi que l’huissier qui l’accompagné sont repartis précipitamment.

« Et donc ils sont revenus avec des moyens beaucoup plus important pour effectuer leur contrôle. Plus de 400 CRS ont bouclé le quartier avec leurs habitants qui n’ont pu aller travailler avant 8 H du matin tout comme les résidants. Ils ont bloqué tous les couloirs pour que personnes ne puissent se regrouper et ont même gazé les couloirs ainsi que frapper au minimum un résidant (âgé) et en ont embarqué un autre parce qu’il aurait frappé sur une voiture de police. Les résidants musulmans n’ont pu faire la première prière du matin... »

« CONFLITS DU FOYER SONACOTRA » (Source et suite : http://paris.indymedia.org/article.php3 ?id_article=43510 posté par IsolentE le 7/10/2005 à 07h16.)

lundi, septembre 26, 2005

Actualité du logement social : « Montjoie Saint-Denis ! »

13 personnes expulsées d'un foyer Sonacotra pour « voies de fait »


AFP 23/09/2005 - 17h08
Treize personnes « reconnues coupables de voies de fait à l'encontre du personnel de la Sonacotra » ont été expulsées vendredi d'un foyer Sonacotra de Saint-Denis à la demande de l'entreprise, a annoncé la préfecture de Seine-Saint-Denis dans un communiqué.
Ces expulsions du foyer Bachir Souni ont été réalisées en
« application des 13 arrêts de la Cour d'appel de Paris prononçant l'expulsion des 13 résidents en date du 3 novembre 2004 », précise le communiqué.
« Ces personnes avaient été reconnues coupables de voies de fait à l'encontre du personnel de la Sonacotra et de troubles à l'ordre public, commis à plusieurs reprises en 2003 et 2004, alors qu'elles contestaient le comité de résidents en place et empêchaient physiquement le personnel local de pénétrer dans les lieux », poursuit la préfecture.
Le foyer Bachir Souni, inauguré en septembre 2003, peut accueillir un peu plus de 300 personnes.
Selon un porte-parole de la Sonacotra, les personnes expulsées faisaient partie d'un comité de résidents
« autoproclamé » qui n'a pas accepté le comité élu de manière régulière et l'a fait savoir, en s'en prenant physiquement à des collaborateurs de la Sonacotra.
Ce nouveau comité de résidents, qui n'est pas reconnu comme interlocuteur légitime par la Sonacotra, a été élu à l'occasion d'un
« vote informel organisé par les résidents eux-mêmes », selon une responsable associative qui n'a pas voulu être citée.
Mamady Dramé, président de ce comité officieux, a déclaré à l'AFP que les résidents étaient entrés en conflit avec la Sonacotra car elle
« voulait imposer des règles de vie inhumaines : les résidents ne devaient plus recevoir personne, ne pouvaient pas partir plus de quelques semaines, ne pouvaient pas recevoir leurs propres fils sans remettre ses papiers à la direction ».
Il a affirmé que les 13 personnes expulsées bénéficiaient du soutien unanime des résidents qui souhaitent leur réintégration
« immédiate ».
L'union locale CGT et les associations ont condamné l'expulsion dans un communiqué. Le texte souligne que
le tribunal de Bobigny n'avait pas reconnu les « voies de fait ».
Mamady Dramé et Jean Bellanger, membre de l'UL CGT, devaient rencontrer en fin d'après-midi le maire de Saint-Denis Didier Paillard.
M. Bellanger participera à une conférence de presse au foyer à 18h00.
Azimut brutal s'est livré à une rapide variation à la suite du « Harcélement Sonacotra » de Bella Ciao intervertissant quelques prépositions et corrigeant conditionnels et concordances de temps (sans parler de minimes ajouts repérables car émaillés de coquilles que nous corrigeons ici), mais l'AFP est assez clair, pour une fois:
La préfecture de Seine-Saint-Denis a annoncé vendredi 23 septembre 2005 dans un communiqué que treize personnes soi-diant « reconnues coupables de voies de fait à l’encontre du personnel de la Sonacotra » avaient été expulsées d’un foyer de Saint-Denis le jour-même à la demande de l’entreprise gestionnaire, la Sonacotra de triste réputation.
Ces expulsions du foyer Bachir Souni aurait-été réalisées en « application des 13 arrêts de la Cour d’appel de Paris prononçant l’expulsion des 13 résidents en date du 3 novembre 2004 », précise le communiqué.
Peu à changer et chacun saura lire et que dire encore ? Treize d'un coup cela fait déjà une belle brochette et il a dû falloir en mobiliser des troupes et au foyer de Saint-Denis aucun prétexte de salubrité à avancer. L'autoritarisme le plus féroce s'exerce. La seule justification de la Sonacotra ne peut être que la lutte préventive contre toute menace, contestation de son pouvoir et le préfet fait du zèle, la police exécute...
Pas d'excuse humanitaires à Saint-Denis, la lutte préventive contre une insalubrité politique dans le vieux style colonial et disciplinaire, si, la répression sous le seul prétexte de loger des gens, qui payent un loyer aussi élevé qu'ailleurs mais sont privés d'accès à d'autres logements du fait de complications administratives et très sélectives de notre pays...
Mais cela qui osera le dire ? Pour préserver leurs positions, par bêtise disciplinaire native, acquise et encouragée, certains hébergeurs proches de l'état, n'hésitent pas sur les méthodes. Et l'état envoie ces troupes pour régler le problème.
Les troupes passent le Karcher et là ceux qu'ils fallaient écarter c'étaient les gêneurs qui prétendent élire « leur » comité en s'organisant eux-mêmes, interdits, les comploteurs, à écarter, tous suspects de haute conspiration parce qu'ils osent protester en groupe contre des méthodes que nous connaissons trop et qui ne changent guère... Les réunion sont interdites toujours, 13 cela fait peur déjà, l'association aussi, tout simplement, comme au bon vieux temps. On ne se refait pas ainsi et avec la complicité d'un gouvernement chaque jour plus répressif, tout est permis, il faut croire... Dans les cages d'escalier des cités et les foyers, la même loi s'applique : pas de palabres, chacun rentre chez soi.
Il n'est même pas sûr que les troupes soient mieux loties... mais elle sont sûres de toucher leur salaire à la fin du mois et la garantie de l'emploi. C'est beau la fonction publique.
Si nous savons bien lire, les voies de fait n'ayant pas été retenues par le tribunal cette opération est du pur arbitraire policier, un voie de fait et non de droit sur décision préfectorale, un nouvel abus, un vendredi comme pour les précédentes expulsions sous raison de « sécurité ». La sécurité de qui ? A Saint-Denis le doute n'est pas permis.
Et, pour reprendre les digression d'Azimut brutal, « décidément cette société obéit toujours aussi bien à la voix de son maître, même si officiellement, elle n’est plus depuis la signature d’un nouveau contrat d’objectif pour 2005-2010, sous la tutelle du ministère de l’intérieur.
» Mais si ce sont Borloo et deux sous-ministres à l’exclusion qui ont paraphé le document, c’est Sarko qui a annoncé qu’il allait charger la Sonacotra de construire des logements d’urgences pour les expulsés « réguliers », c’est-à-dire dûment le tri fait entre le bon immigré et le mauvais sans-papier. 5000 logement en six mois sur des terrains dont personne ne veut, pendant que l’état brade à côté ses immeubles administratifs, expulse au bénéfice des marchands de bien etc. etc. » On connaît la chanson. A Saint-Denis, nous n'avions rien vu de plus inique depuis les années soixante-dix.
L'histoire ne se répète pas. La CGT est du bon côté, SUD on ne nous en parle pas, à croire que leurs déboires judiciaires avec la Sonacotra a quelques peu refroidi l'ardeur militante, les maoïstes et les autonomes? Donc c'est la CGT qui va parlementer avec un maire de Saint-Denis, qui doit bien toujours être PC, pendant que la préfecture fait du zèle au service d'un des pires systèmes que l'on connaisse, au mépris des décisions de justice. Les associatifs parlent sous couvert d'anonymat... Le PS s'en fout : qui en aura parlé dans quelle causerie d' « université d'été », qui en parlera en 2007 ? Les « Verts » ont soutenus la Fontaine et sont si impliqués dans le logement social à Paris (un des leurs placé par Delanoë à la tête d'une S.I.E.M.P. chargée des rénovations du parc public et privé !), jusqu'où iront-ils ? Que dira le maire de Saint-Denis ? Qui l'écoutera ?
Aujourd'hui un gouvernement plusieurs fois sanctionné par les urnes mais qui dispose toujours d'une majorité soi-disante unanime comme aucun de ces prédécesseurs n'en a jamais eu légifère par décret. Les forces de l'ordre interviendraient en dépit des décisions de justice, cela serait-il si étonnant et qui s'en étonne (Yahoo a déjà enlevé conditionelles et guillemets et combien avec eux? Les résidents expulsés sont coupables de voies de fait, car, si le tribunal ne s'est pas prononcé, préfet, Sonacotra et la presse si, alors, pourquoi en douter encore ?).
Il paraît que les Français ont le moral en berne. Les ménages surtout. D'après les sondages etc., n'est-ce pas Zurdo, toi qui explore courageusement les tréfonds de la bonne âme petite-bourgeoise de ce temps, tu les connais pour les combattre aussi ses arguments de l'indifférence ?
Ce nouveau scandale, cette nouvelle démonstration de force devrait les alarmer pourtant, Zurdo, mais comment leur en parler? Comprendront-ils mieux maintenant? En attendant, nous apportons tous nos soutiens à Mamady Dramé et Jean Bellanger qui ont le courage de braver l'autoritarisme de la Sonacotra et à ceux qui s'organisent à Bachir Souni et ailleurs. En souhaitant que les expulsés bénéficient autour d'eux de toute la solidarité nécessaire dans ces épreuves.

On pourra lire la suite des exercices et commentaires sémantiques d'Azimut brutal sur Bella Ciao et espérons que le même sort n'attend pas les accusés de surroccupation à la Fontaine-au-roi et qu'ils seront résister aux pressions judiciaires et policières. On nous aura accuser souvent de trop nous étendre sur cette société, mais peu savent ce qu'elle représente en France. En même temps nous-mêmes sommes dans une position délicate, impliqués depuis trop longtemps dans un conflit avec ce drôle d'hébergeur «social», un conflit qui s'éternise, entamé bien avant la fermeture de la bibliothèque et la séquestration de nos livres qui nous ont amené à le dévoiler, par des broutilles, toute une accumulation de multiples chicaneries, d'histoires de clés, de toilettes, de lavabo etc. de ragots de couloir et de suspicion générale à tous les étages hiérarchiques, un conflit perpétuel me semble-t-il depuis que j'y ai mis les pieds et entraîné quelques autres à ma suite. Pour l'instant, la Sonacotra nous a rendu accès au local lors de la visite de l'huissier mais nous n'avons pas pu en tirer un mot comme d'habitude et en sommes réduits aux conjectures sur leurs intentions. Bénéficions de la trève, c'est la rentrée qui commence aussi sous peu dans l'incertitude financière.
Il nous a été parfois reproché d'en faire trop ou pas assez (cf. Carton rouge du Sénégal et suites sur SEMEtt ou l'étincelle noire *** de Papa Oumar Fall). Nous en avons déjà beaucoup parlé donc, de notre expérience et sur ces implications politiques sur un forum de Télérama dans « Les petits riens - C'est arrivé prez de chez vous », à la suite du beau témoignage signé Clopine Trouillefou : Et j'ai eu honte de mon pays... une rapide revue de synthèse sur Indymedia Paris : « Pour plus d'information sur la Sonacotra » (avec tous nos témoignages de solidarité à eux-aussi qui sont, comme tant d'autres, dans le collimateur d'une justice aux ordres mais qui risque avoir du travail entre les foyers et Internet! mais si les préfet ne savent plus lire!). Reste la question de savoir pourquoi nous nous sommes mis dans une telle galère. Nous aussi avions besoin de locaux et la Sonacotra ne faisait pas encore autant parler d'elle. Peut-être avons nous trop parlé, écrit? Dans un certain désordre déjà, oui, mais il y aurait tant à dire, certains écrivent des thèses sur la Sonacotra (cf. les travaux de Marc Bernadot, de Choukri Hmed), il existe de très bons articles sur l'histoire de cette entreprise (cf. ceux du GISTI et l'interview d'Hassane Ba dans Vacarme, liens sur « Pour plus d'infos ») et j'en donnerai peut-être un inventaire ici. La question est que pouvons-nous faire les uns pour les autres, nous qui affrontons à Paris ou à Saint-Denis les mêmes procédés, le même arbitraire ?
Mardi soir, nous nous réunissons au foyer pour en discuter. Séance ouverte à tous.


dimanche, septembre 18, 2005

Actualités du logement social : au feu la Sonacotra ?


Après les incendies parisiens, la Sonacotra reçoît de Sarkosy la nouvelle mission reloger les « réguliers » expulsés par les flammes ou la matraque dans des barraquements quand l'étatique et premier gestionnaire du logement social en France expulse de ses propres foyers délabrés et insalubres.

Un correspondant de SEMEtt ou l'étincelle noire, un blog dédié à la promotion des langues africaines et qui avait eu l'obligeance de reproduire deux de nos communiqués, nous reproche vertement notre silence suite aux incendies qui ont coûté la vie à des familles africaines à Paris : «  Nous avons visité le Nautilus 20 et nous sommes surpris de n'avoir rien trouvé sur la mort des africains lors de l'incendie de leur foyer. Même pas un message de condoléance sur le site de cette structure qui s'intéresse de manière ostentatoire au sort des immigrés. Cartons rouge à toute l'équipe du Nautilus 20... ». (à suivre...)

lundi, juillet 04, 2005

Pour plus d'infos sur la Sonacotra

La Sonacotra, Société nationale de construction pour les travailleurs, le colonialisme au quotidien et près de chez vous...

Deux articles sont parus récemment sur Indymédia faisant état d'actions menés dans les foyers des marchands de sommeil de l'Etat :

Manifestation contre la répression à la Sonacotra> ;

Coordination contre la répression à la Sonacotra.

Une petite anecdote oubliée lors du contrôle musclé au Foyer de la Fontaine-au-roi. — Mme Patricia Boisseleau, directrice de l'Agence Paris-Est présente sur les lieux, déjà fameuse pour ces méthodes autoritaires et son manque total de scrupules et de prudence, est interpellée sur des fuites d'eau récurrentes dans certaines chambres. Déclaration prise sur le vif : « Tant qu'il y aura des résidents en surnombre, pas de réparation. »

L'inondation après le kärcher pour lutter contre les nouvelles classes dangereuses ?

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Pour en savoir plus

La Sonacotra est une société d'économie mixte très, très proche de l'Etat, qui gère environ 450 foyers de travailleurs migrants (FTM in teknojargon). Une administration de l'Etat à l'origine, créée pendant la Guerre d'Algérie pour loger et surveiller les travailleurs algériens et financée grâce à leurs allocations familiales que les technocrates avaient bloquées depuis 1946. Pourquoi ? Ben, tu ne vas quand même pas nourrir la smala du bled avec le salaire de Moussa ! Il a bien sué le burnou à cette époque de grande reconstruction, mais, dit autrement, les planificateurs, certains en place comme lobbyistes depuis les années 30, ont quelques soucis démographiques (pour ne pas dire eugénistes) du fait de la situation d'apartheid larvé dans le département d'outre-méditerranée (revoir pour ceux qui ont la mémoire courte l'histoire du 8 mai 1945, des promesses de la conférence de Brazzaville escamotées, de l'invention des deux collèges électoraux etc.). Mieux valait consacrer cet argent prélevé sur le salaire des travailleurs pour leur construire des clapiers à leur frais pour qu'ils continuent à bosser comme des nègres...

Après les accords d'Evian, la Sonacotral (Soc. Nat. Cons. Trav. algériens) devient enfin La SONACOTRA et accueille à partir de 1962 toutes les nationalités (surtout maghrébins et subsahariens), sans changer de méthodes...

Depuis 1995, la Sonacotra, comme le demande depuis des années le Front National, et la félicite la Cours des Comptes dans son rapport de décembre 2004, offre ses services à « nos concitoyens les plus démunis. », i.e. les RMIstes et autres exclus subventionnés. - Sympa pour eux, non ? Des Français de souche à la Sonacotra, l'intégration est en en bonne voie.

Pour d'autre infos, nous recommandons en premier, le site officiel assez amusant. Leur chronologie en particulier est un monument de révisionisme naïf par son omission des cinq années pourtant assez mouvementées de 1975 à 1980. La Société nationale de construction pour les travailleurs, avant établissement administratif est maintenant une Société d'économie mixte détenue à 80% par l'état (les 20 % restant n'étant pas loin, je vous rassure). Une vieille dame qui a le gout du secret et l'évolution récente tend encore à brouiller les pistes et les responsabilités.

A retenir, leur proximité avec le pouvoir d'Etat (« la Sonacotra est un outil de l'Etatnbsp;», peut-on même lire sur leur site). Le PDG, désigné en conseil des miinistre a le statut de préfet !

Mme Boisseleau, qui a la charge des deux foyers en question (La Fontaine-au-roi et Annam) est la directrice d'une agence, un « centre de production » comme ils disent (déconcentration égale dictature du petit chef, oui ou non ?). Elle gère une huitaine de foyers du Nord de Paris. Certains sont spécifiquement africains, d'autre tendent vers ce qu'ils appellent dans leur voeux pieux des résidences sociales : elles hébergent comme celle d'Annam une population hétéroclite de plus ou moins miséreux et nécessiteux (A Annam, 400 personnes, 50 nationalités + 40 % de Français, 54 RMIstes au dernier recensement...). Quant à l'accompagnement social, au mieux il est absent. Production de misère, entretien de la dépendance, un autoritarisme qui fait que certains résidents soutiennent que la direction a le pouvoir de leur interdire de se parler entre eux, une « rente » de la bouche même de certains administrateurs.

Sur leur histoire, nous recommandons les articles du site du Gisti :

 sur la sonacotra en générale et les luttes dont elle fut le théâtre : http://www.gisti.org/doc/plein-droit/53-54/lutte.html

 sur le vol par l'Etat des allocations famiales des travailleurs algériens pour financer l'opération : http://www.gisti.org/doc/presse/1998/math/allocations.html

Et une interview publiée dans Vacarme : un meneur des grèves historiques de la fin des années 1970 revient dessus et sur les liens avec les mouvements de sans-papier qui en sont nés :

 http://vacarme.eu.org/article115.html

Sur la situation actuelle, faire une rapide revue de presse sur Internet : vous tapez Sonacotra et, mis à part les articles officiels de propagande, une litanie de condamnations, le constat de l'abandon croissant de ces populations au bon vouloir et à l'incurie des technocrates et quelques échos d'une lutte endémique entre gestionnaires et résidents réunis ou non en comité, quelques protestations de la presse de gauche... Nous avons une liste, mais rien qui sortent du lot et cela fait déjà assez d'infos !


Qui, à part nous, s'intéresse à la Sonacotra ?

• Le Front national, mieux informé que la plupart sur la politique publique de mmigration et qui ne s'y trompe pas,lui reprochant d'avoir été un instrument majeur de son contrôle par l'Etat. Le FN doit bien être le seul de tous les partis à afficher ainsi sa position sur une question que les autres abandonnent à un traitement administratif un peu honteux. C'est déjà extrême-droite qui avait attiré l'attention sur les foyers par quelques attentats racistes il y a plus de quinze ans. Ils ont repris aujourd'hui (cf. entre autre le Monde du réveillon, une nuit au foyer Sonacotra d'Ajaccio.)

Le programme actuel du FN (disponible sur Internet) mentionne deux fois la Sonacotra et préconise la transformation des foyers de travailleurs migrants en centres d'hébergement pour « nos compatriotes les plus démunis », ce que tente de faire l'Etat quand il programme leur transformation en « résidences sociales ».

• Mais que fait le gouvernement ? Plus de rapports parlementaires intempestifs depuis celui de Cuq, un ex flic des RG corréziens, aujourd'hui ministre des relations avec le parlement, qui en 1995 avait dressé la liste de 20 foyers africains à détruire d'urgence (épargnant cependant l'étatique Sonacotra). Mais la Sonacotra figure en bonne place dans le rapport que la cour des comptes à remis en novembre dernier sur l'administration de l'immigration.

On lui reproche d'avoir mis 20 ans, de 1974 à 1994, à s'adapter au changement de la politique d'immigration en continuant à accueillir exclusivement des étrangers. Elle est félicitée pour avoir déjà engagé la transformation de certains foyers en résidences sociales et en avoir ouverte d'autres et encouragée à être plus répressive contre la surroccupation dans les foyers qui hébergent encore des étrangers et qui sont vus comme des nids de clandestins (depuis que j'ai écrit ce texte, Villepin en a rajouté une couche contre les clandestins justement).

Il est difficile de réaliser que le foyer Annam fait partie des rares initiatives heureuses qu'ils saluent. J'en ai froid dans le dos. Il faut dire qu'il faudra de la place pour loger tous les RMIstes dont on vient de nous annoncer (d'après certains qui suivent mieux que moi l'actualité des chiffres pour la deuxième fois consécutive en un an d'intervalle) que le nombre vient de dépasser le million (sans compté les autres exclus subventionnés). Libé ne relie pas cela à l'immigration, cela ferait mauvais genre, le Monde s'en fout. L'Etat, lui continue à s'acharner sur les africains et privilégie les polonais qui se remarquent moins (mais où va-t-on les mettre si les foyers sont plein de RMIstes ?). Tout va bien.

• Relâchez les petits vieux ! Seul le sort des vieux maghrébins, les« chibanis », qui seraient retenus en France dans les foyers sous prétexte de toucher leur retraite, émeut les coeurs sensibles. L'Etat avait même commandé il y a quelques années une enquête à l'UNESCO sur cette population résiduelle non prévue dans les plans des technocrates. le sujet est assez bien documenté (études sociologiques sur la manière dont ils s'accommodent de la situation, dénonciations de la presse de gauche, rapports administratifs). Un reportage est paru dans le CQFD de février sur la situation à Marseille : http://www.cequilfautdetruire.org/article.php3?id_article=539. Aujourd'hui, la Cour des comptes s'en alarme et propose que les consulats au pays puissent s'en occuper et qu'on leur y construise des logements à côté (qui ? la Sonacotra ?), car, sinon, comment contrôler que leur famille ne continuera pas à percevoir leur pention après leur mort ?

 Et vous vous en pensez quoi ?

Première publication: Indymedia Paris.

mardi, avril 12, 2005

Rappel modéré aux camarades bourgeois sans a priori

Un appel anonyme donc. Tiens, tiens... Destiné à qui ? Là aussi, le doute plane. Pourquoi moi d’abord, moi qui me suis déjà infligé le Tiqqun et qui n’en redemandait pas tant ! Et j’apprends que je ne suis pas tout seul dans ce cas. Comme on se retrouve ! Le cercle pour petit qu’il soit mérite d’être mis en avant (un peu de pub au passage). On peut mépriser le quantitatif (on a appris à se méfier de la masse), mais aspirer à la gloire, prôner le communisme ici et maintenant et ne pas négliger son porte-monnaie, mépriser l’époque et en connaître les ruses, les dénoncer et les pratiquer.

Alors ? A quoi reconnaît-on un révolutionnaire ? Ton identité est-elle si importante ? La revue invite au débat avec une bonne volonté désarmante. L’effeuillage commence ? Coquette ! Qui es-tu, beLE inconnuE ? Car tu existe, auteurE, quoi qu’il en coûte à notre conscience communisatrice. Il en faut bien un dans ce triste monde qui ne nous appartient pas puisqu’ils ont tout, ces salauds, eux, ceux qui nous contrôlent, enferment nos camarades, etc.

Le bon sens, toute Tiqqunerie mise à part, l’exige, la corporalité ne peut être niée. Et sans me moquer, la question se pose. Le Tiqqun malgré son allure de compilation de scholiastes en mal d’avenir comme de présent n’est pas ce qu’on a lu de pire dans la littérature militante de ces dernières années. Un peu de luxe, dense et élégant, dans le grand jeu de l’étouffement. Je garde un souvenir particulier des thèses sur la communauté terrible, émouvant témoignage adolescent, des formules brillantes, des intuitions théoriques aussi, surnageant d’un fatras qui ne cachait pas le sérieux de l’intention.

Tes thèses et tes arguments dans l’Appel ? Ce n’est ni la timidité, ni une irrépressible paresse qui me retiens de t’en demander compte. Je me suis imposé de plus lourdes tâches. Je répéterai seulement ma question : pour qui tu prêches ? Pas pour moi en tout cas : je ne te suivrais pas sur la crête. Merci bien.

Qui est ce nous dont tu uses avec tant de complaisance et de variété ? Nul besoin d’avoir un nez de sanglier pour soupçonner la part de supercherie d’une posture philosophique bien commode, si moeleuse qu’on s’y vautre, qu’on s’y enfonce. Nous pourrions goutter l’imposture littéraire si elle n’était au service d’une idéologie tout aussi rance que le choix de tes mocassins.

Car usurper la position des précaires et des chomeurs pour mieux nous refourguer ton petit Debord, ne te suffit pas. Monsieur l’anonyme philosophe. Animateur à défaut d’auteur, ton orgueil est cependant moins misérable que ta tartuferie. La misère t’est-elle devenue si désirable que tu crois qu’en parer ta prose lui donne de la consistance ?

Pour la plus grande gloire du Communisme, ici et maintenant (communisons tous en coeur, mes frères !), la Révolution vaut bien un pieux mensonge. Et quand on a plus lu que vu, ou vécu, les haillons et les ulcères imginaires donnent toujours l’illusion d’une contenance. Certains s’y laisseront prendre : tu t’adresses à tes pairs.

Le capitalisme n’est pas la réalité, mais lui appartient. Certains en vivent même, paraît-il. Engels ne s’en cachait pas, ayant choisi de consacrer la sueur de ses ouvriers à l’oeuvre grandiose d’un cerveau qui promettait à tous des lendemains meilleurs. Le temps de potasser la science à sa portée, de laisser faire l’époque, la matière. Un peu de bonne volonté... On sait où tout cela a mené.

Aujourd’hui, le communisme a vieilli. Embourgeoisés les doctrinaires. Renoncer ? Il n’en est pas question. Faire son époque, lancer ses théories à l’assaut. Toujours. Merci Internet, on propage sa rhétorique sans risquer sa tête. Le confort de son chez-soi vaut mieux que la tribune.

Aujourd’hui le monde est devenue bien complexe et ce triste constat nourrit encore notre haine d’impuissant contre tous ceux qui font profession de post-modernisme. Une consolation : au moins nous sommes face à face. Marx raisonnait pour cinq pour cent de l’humanité, nous vivons dans une société globale, sans frontière. Seules sur les îles Adaman quelques tribus isolés par l’administration tirent encore des flèches sur les avions qui viennent s’assurer qu’ils vivent encore librement dans la forêt vierge de tout contact.

L’issue est proche. Trop de misère. La pollution. Presque une divine surprise. La bêtise des autres est notre meilleure alliée ? Défendons-nous de la politique du pire. Il va encore falloir subir la masse mais notre civilsation court à sa perte et qui s’en plaindra ? Nous ne sommes pas nihilistes pourtant. Le tout est de savoir se préserver des éclaboussures.

D’où les crêtes. C’est quand même mieux que les bas-fonds. S’enterrer ou planer ? Ne pas trop s’en mêler de toute façon. Démissioner ? Annoner. Réfléchir pour les moins cons. Comme le disait Confucius, le sage reclus fait tourner le monde dans sa main. Prions. Comprendre ? Qui lirait aujourd’hui de la politique économique ? L’écologie par dessus le marché. Tout est au-dessus de nos forces.

La clandestinité est imposée à beaucoup. Une condition qui s’est banalisée. Comme le salariat et pas mal d’autres misères. Continue à t’en faire gloire dans tes pantoufles et prie : nous sommes avec toi.